Le SITTOMAT alerte sur le mauvais tri des déchets dans le Var. Une étude révèle que plus de la moitié des ordures ménagères résiduelles pourraient être recyclées ou valorisées.
SITTOMAT : une étude sur les déchets ménagers du territoire
Le SITTOMAT a présenté à la presse les résultats d’une nouvelle étude. Elle concerne les ordures ménagères résiduelles, c’est-à-dire celles envoyées à l’incinération.
Gilles Vincent, président du syndicat, a dévoilé un chiffre marquant : 63 % de ces déchets pourraient être triés. Il s’agit de biodéchets ou d’emballages recyclables comme le carton, le plastique, le métal ou le verre.
« On voit encore des pots de yaourt dans les déchets résiduels, même sales, ils doivent aller dans la bonne poubelle appropriée. », déplore Gilles Vincent.
Un manque d’équipement dans certaines zones
Le SITTOMAT constate des écarts importants selon les secteurs. Certaines communes ou quartiers n’ont pas encore d’équipements de tri. Ce sont les « zones blanches ».
Le syndicat prévoit d’installer 135 colonnes de tri supplémentaires dans les prochains mois. Il en existe déjà 3 300 sur le territoire.
Des ambassadeurs du tri passeront aussi dans les foyers. Ils vérifieront le contenu des poubelles et expliqueront les erreurs constatées.
« En général, les gens comprennent vite et corrigent », indique Gilles Vincent.
Une campagne visible pour sensibiliser
Pour accompagner ces actions, le SITTOMAT a lancé une campagne de communication.
Vous avez peut-être vu leurs affiches ou leurs messages sur les réseaux.
Le slogan est clair : « Ça n’a rien à faire là ! »
L’objectif est de rappeler, de façon directe, que chaque déchet doit aller dans la bonne poubelle.

Une hausse des emballages consommés
Christophe Deligny, directeur général du SITTOMAT, observe une autre tendance.
Depuis 2018, les déchets d’emballage ont augmenté dans les poubelles résiduelles.
Et cela malgré l’extension des consignes de tri.
« Les gens consomment plus de produits emballés, on trie plus, mais il en reste autant dans les ordures. » explique-t-il.
Des difficultés dans l’habitat ancien
Le tri est aussi freiné par un manque de place dans les immeubles anciens. Les locaux poubelles n’ont souvent pas la place pour plusieurs bacs.
Les colonnes de tri en extérieur posent problème aussi. Certains riverains refusent leur installation à cause du bruit ou des incivilités.
« Il faut convaincre les habitants d’utiliser les équipements, la presse a un rôle à jouer. », conclut Christophe Deligny.
Le SITTOMAT veut améliorer le tri des déchets dans le Var. Il s’appuie sur une campagne claire, des équipements renforcés et un contact direct avec les habitants.
A lire aussi : Sittomat : signature pour un futur centre de tri à La Farlède
Info83, toute l’info du Var